Tuesday, February 26, 2013

James Bond c'est moi

Ici tous ceux qui en ont les moyens prennent en coach pour améliorer leurs performances. Les chefs, les politiques, les acteurs, les sportifs, les étudiants des bonnes universités, les chercheurs d'emploi et les parents.  Help coach, le petit préfère regarder breaking bad qu'aller faire ses devoirs !
Moi  aussi j'ai une coach. La première chose qu'elle m'a demandée était de lister ce que je voulais faire avant de mourir. Je n'ai pas mentionné mon rêve de devenir une chanteuse de rock,  c'est vrai que j'ai les jambes de Madonna et Beyoncé.  Finalement j'ai dit  que je voulais améliorer mon crawl  et je m'y mets.

L'association du  FMI propose de temps en temps des séances collectives de coaching pour revitaminer les épouses.
On se retrouve devant une dame blonde plutôt mûre et maquillée, c'est toujours une "sommité en la matière", qui a publié un livre de référence. Son CV me cloue sur place, plusieurs vies, des boulots géniaux, des reconversions réussies. Elle mentionne peu sa vie privée, mais nous comprenons que son chien réussit très bien dans la vie. Evidemment elle a au moins  un PHD (Piétchdi, doctorat).
Elle porte un tailleur de couleur vive, rose ou bleu électrique.

Entre parenthèses vous avez vu le discours de l'Union le 12 février ? Je m'en rappelle, je soufflais mes bougies ce soir là. Faciles à repérer les femmes dans la foule du Congrés, des tâches rose, rouge, vert, bleu éparpillées ça et là dans une masse noire. Donc là on peut faire la différence.

Le séminaire du coach n'avait  pas pour titre " se comporter comme un homme pour être considéré comme un leader" mais  c'était de cela qu'il s'agissait : "you need to compete with the boys".

On est toutes passées à la casserole, on  s'est présentées en défilant sous son oeil de faucon et elle a redressé tout déhanchement, mouvement gracieux du cou et autres manières de filles:
"tu n'es pas là pour flirter, non?", " get rid of little girl stuff","marche comme un CEO (chief executive officer), voilà,  de face, tu occupes l'espace avec ton corps, bras ouverts et tu parles avec ta voix profonde".
Pas évident pour les voix des américaines qui percent les tympans, oh my god!

LE modèle c'est Daniel Craig dans James Bond, centré, sûr de lui, mais décontracté. Il a beaucoup bossé mine de rien Daniel pour devenir James, un an de leçons pour changer sa voix trop aigue.
Bill Gates lui (moi je trouvais son look à ses débuts plutôt sympa) s'est fait coacher à mort et c'est vrai que, s'il est moins sympa, son message est plus audible.

Quand tu rentres dans la pièce où une rangée de gens que tu ne connais pas vont t'interviewer, pense très fort à un truc que tu aimes, puis tu les regarde  (moi c'est un éclair au chocolat fourré avec du vrai chocolat).

La coach assène "le corps ne ment pas, voyez le Pinocchio gesture, si quelqu'un touche son nez quand il parle c'est qu'il ment". Allons bon, moi je me gratte souvent le nez, surtout au printemps. Les allergiques sont donc des menteurs?
Elle ajoute que pour être un leader il faut jouer le personnage.
Regardez Michelle Obama qui devient de plus en plus une star.  Son speech à la Convention démocrate était une perfection,  de l'art quand elle parlait de son père si humble qui se levait tous les matins un sourire aux lèvres et si fier d'envoyer ses enfants à l'école.
Et le soir des Oscars, elle est apparue la frange au ras de ses cils-balais, sourire éclatant et robe argent. Après Jane Fonda , Meryl Streep, notre Jean Dujardin et Jack Nicholson, elle nous a annoncé l'Oscar du meilleur film.

Une seule imperfection, si j'étais elle je changerais de coiffeur.

Sunday, February 10, 2013

Au docteur

Quand je vais chez le docteur en Europe, une dame prend les rendez-vous au téléphone. Quand j'arrive au cabinet du médecin, je vais directement dans la salle d'attente. C'est lui qui ouvre la porte à distance. Puis il me reçoit environ 20 minutes et je le paie, de 30 à 55 euros s'il n'est pas conventionné.

A DC, pour obtenir un rendez-vous, un disque enregistré me demande de choisir entre cinq ou six options. Je presse un chiffre au hasard et, après la musique, une voix grave féminine me demande ma date de naissance, si je suis déjà venue, qui me recommande,  quelle est mon assurance, etc, et me fixe un rendez-vous, si j'ai bien répondu.

Chez le docteur il y a le passage obligé à l'acceuil où campent cinq ou six afro américaines en général toutes au téléphone et très obèses.  Quelquefois il y en a qui sont habillées comme si elles travaillaient dans un cabaret, faux cils interminables, mascara turquoise pailleté, une robe moulante, et quant au bonnet du soutien gorge, je pense qu'il épuise toutes les lettres de l'alphabet...du Z minimum.

Pas question d'interrompre ces dames, on attend qu'elles nous prêtent attention, sinon on te lance un regard à rentrer sous terre. Enfin tu remplis ta fiche, un questionnaire très long et tu signes un papier où tu déclares que le docteur n'est pas responsable (ah bon ?).

 Après un moment, une assistante qui fait la tête me conduit dans une petite salle où je suis priée de me déshabiller puis d'enfiler une blouse, car on ne doit jamais être nu aux Etats Unis, même chez le docteur.
L' assistante me "prépare", elle prend la tension, me pèse,  pose quelques questions sur un ton peu aimable, questions que je lui demande à chaque fois de répéter car j'ai du mal avec son accent.

Je suis à nouveau seule. Là le docteur entre, il est facilement reconnaissable par rappport aux autres, il est blanc, pas obèse et très souriant. Il m'ausculte une minute, me pose des questions, "combien de vin?", "vous fumez?" "vous prenez de la cocaïne"?, les antécédants familiaux,  des cancers ? Et voilà c'est emballé.  On dirait que le docteur est un peu déçu que je n'ai pas un cancer ni une maladie grave,  je suis désolée. C'est vrai qu'il aurait pu renouveler sa porsche et cela l'aiderait à payer l'inscription de sa fille à l'université de Princeton (environ 8 000 dollars par mois)

Je passe à la caisse payer la visite qui me coûte en général entre 200 et 500 dollars. Le corps de la caissière est répandu dans l'entièreté de son bureau, je me demande comment elle a fait pour passer la porte, mais la petite tête juchée au dessus de cette masse, elle au moins, me sourit.

Rectificatif :
Depuis que j'ai écrit cela elle sont super gentilles! Un "good morning missis Margaine" de toute la réception  m'accueille quand j'arrive, on rigole, surtout quand je dis "shit je vais pas pouvoir faire pipi avant l'analyse," je les fais s'esclaffer à gorge déployée, quel succés et quand je pars on m'appelle  désormais darling ou honey.
Ah on n'a pas ça chez nous....
Dans la légende du dessin, le docteur demande à son patient: " est ce que vous préférez ne pas trouver un moment dans votre emploi du temps chargé de  la semaine  pour faire de l'exercice ou bien être mort 24H par jour ?"


L'hiver, de New York à Miami

Dis bonjour à la dame Bobo !







 Central Park




Notre cadeau de mariage, un tour en Helico au dessus de Manhattan




Awesome!  Magic !










Musée d'Art Moderne, installation faite de pollen de sapin, une précieuse poudre jaune que l'artiste  récolte chaque jour dans la forêt derrière sa maison dans les montagnes bavaroises, cela sentait la fraîcheur de la montagne ! 



 Noël à Venise (Floride)





maisonnette sur la plage de Naples (Floride)


Réveillon du Nouvel An des napolitains





j'aime bien la coiffure de ces mouettes là








vol d'ibis

 

La mangrove et les aligators dans les Everglades
Il y a aussi des pythons, qu'on n'a pas vus, ils se reproduisent comme des lapins, donc régulièrement l'état de Floride organise des week end de chasse au Pythons,  super occasion de tirer à balles réelles, combien d'accidents ?



un nouveau né si mignon,  je l'aurais bien adopté




MIAMI  SOUTH BEACH
 


le paparazzo aux jambes tatouées épie les stars

il a trouvé du gibier de star qui se baigne






glamour, non ?




la star qui se baignait
j'en ai acheté un mais vous ne verrez pas la photo !





 






 




le tatouage est roi




la robe à sequin, uniforme du soir




























Tuesday, January 22, 2013

INAUGURATION 21 Janvier 2013 j'y étais



C'était la première et  dernière fois de ma vie  que j'allais vivre en direct l'intronisation d'un président américain qui ne soit pas blanc.

 Tellement de blacks américains sont venus de tous les états américains pour cette inauguration le 21 janvier,  la ville a changé de couleur ce week end. Des familles, des bus, des milliers qui inondaientt le Mall, le grand terre-plain ou bout duquel se tenait la cérémonie devant le Capitole. Ils achètent des souvenirs, des tee shirts,  se couvrent de badges Obama, et vont patiemment attendre pour vivre le grand moment. Des petits malins en profitent pour recycler à la vente des objets estampillés inauguration 2008, mais je ne me laisse pas faire, je repère vite  sur les photos que les deux filles d'Obama ont bien grandi, lui il a un peu blanchi mais les 4 sont toujours aussi iconiques.






Evidemment je n'ai pas fait la queue dans le froid,  les mesures de sécurité étaient impressionnnates, pour attendre des heures sans être sûre de voir quoique ce soit, j'ai fait les bars de Washington où l'ambiance et les écrans TV  fournissaient une excellente alternative





Ils paraissent tellement normaux ces quatre là. Obama, avant de prêter serment, s'attarde à suivre le service d'ordre,  on le voit fasciné par la foule qui l'acclame sur le Mall, il est adossé au coin de mur et  il jouit de la contemplation de la foule tandis que les officiels passsent devant lui. Et sa jeune ado qui a l'air de tellement s'ennuyer pendant la cérémonie, et qui épluche des poussières sur son manteau pendant que son père fait son discours... ouf c'est la dernière fois!
Que deviendront-ils après huit ans à la Maison Blanche?

La cérémonie du serment, c'était un tel cocktail savamment dosé, organisé le jour de mémoire de Martin Luther King, Obama a d'ailleurs prété serment sur sa bible et il s'est beaucoup référé à lui dans son message sur l'inclusion sociale. Il y avait aussi beaucoup de religion, une cérémonie ponctuée de god bless America, un prêtre latino a béni en direct tous les américains confondus,  en précisant les nationalités, langues, races, sexes, et aussi les gays. Puis un poète a su rassembler dans ses vers toutes les thèmatiques du programme Obama. Enfin Beyoncé, sa  carnation dorée, son brushing et ses boucles, ses émeraudes aux oreilles, so glamorous chantant l'hymne américain, le corps déployé....
Et derrière  tout ça, en fond d'écran, des sénateurs, sans doute républicains, ruminaient leurs chewing gum, un sourire cynique au coin des lèvres.

J'étais frappée  par le caractère bon enfant  de l'évènement, il y avait peu d'apparat, le déjeuner du Président au Congrès ressemblait à un déjeuner de n'importe quel séminaire, ils ont mangé du bison, tout était filmé de a à z,  Michelle à l'apéro trinquant avec John Boehner, le porte parole républicain avec qui son mari a tant bataillé sur le fiscal cliff...jusqu'au le dessert, un genre de tarte au pomme avec la boule de vanille, pas de quoi se rouler par terre.
Après le café tout le monde s'est extasié sur la paire de vases en cristal offert au couple Obama, genre cadeau de mariage certes customisés (ils sont gravés avec la Maison Blanche).

Ce qui me frappait, c'est  que la famille Obama a vécu en reality show pendant 24 heures, se tenant par la main, se faisant des bisous tout le temps, en public, embrassant leurs filles qui les prenaient en photo avec leur Iphone sur la tribune, serrant des tas de gens dans leurs bras, plaisantant, pianotant sur leurs blackberry, toujours sourires éclatants. La télé, les commentaires en boucle sur chaque détails, notamment les tenues de Michelle, Thom Brown le couturier, manteau taillé dans de la soie de cravates, le soir robe rouge.  Je trouvais un peu bizarre qu'elle porte un genre de leggings dans la journée, mais c'était pratique pour passer du froid au chaud. En tout cas, quand elle faisait semblant de prier, les yeux au sol, avec les autres, au Capitole, elle avait une rangée de faux cils d'enfer, king size et super épais, ils rejoignaient sa frange crantée à neuf. Faudra que j'y pense.








Le BAL
La veille on est allées avec Dawn, ma prof d'américain, au Bal de la Géorgie. Comme c'est la tradition, il y avait plein de bals organisés la veille du serment d'Obama dans toute la ville. Elle avait choisi celui-là car la musique,  la chanteuse  de blues Gladys Knight, la cuisine du sud des états Unis, le lieu, le Musée of  the Women artists, tout était de premier choix. Effectivement, rien ne pouvait me laisser indifférente, rien de banal pour une frenchie, je n'avais jamais vécu cela, de si beaux messieurs et jolies dames, de belles robes de soirée, des jeunes, des plus agés, tous très élégants et le grand enthousiasme de tous.

L'orchestre était très bon, on s'est  bien agités sur les cuivres tandis que le chanteur chantait comme James Brown.  Ensuitel la voix de Gladys toujours en forme.  Puis les élus Géorgiens, républicains et démocrates sont montés sur scène, avec leurs enfants et on les a applaudis avec enthousiasme, surtout moi un sénateur qui était très beau garçon.

La Géorgie, souvenez vous  d'Autant en emporte le vent, Scarlett O'Hara, les champs de coton pleins d'esclaves, c'est un état du sud très conservateur, républicain,  où parait-il que dans certaines écoles on apprend aux enfants que la terre a été créée en sept jours. Se référer dans ce blog à ma visite au cimetière d'Arlington avec une école Géorgienne.
 Moins de deux siècles après, j'ai dansé hier soir avec les descendants sur  "like a sex machine", pour célébrer un président noir, oh my god!





 








Dawn et moi